Autolib à Paris : Comment ça marche ?

Difficile pour l’homme de la rue de ne pas les remarquer : à Paris, les Autolib se sont installées dans l’écosystème urbain, en permettant un déplacement urbain électrifié et un partage de véhicules communs.

Le fonctionnement du dispositif Autolib

Autolib est un dispositif de location de voitures en libre-service, qui préserve de l’achat du carburant. L’inscription se fait à base d’une présentation de permis de conduire, de pièce d’identité et d’un dépôt de garantie (non encaissé) de 150 euros ou 200 euros selon la formule choisie. En effet, trois formules sont possibles : un an (12 € par mois, puis 5 euros la première demi-heure d’utilisation, 4 euros la deuxième, 6 euros les autres), 7 jours (15 euros, puis 7 euros la première demi-heure, puis 6 euros et 8 euros), 24 heures (10 euros, puis 7 euros la première demi-heure, puis 6 euros et 8 euros).

Autrefois conçu par Yves Contassot en 2003, le projet Autolib a été finalement mis en place par Bertrand Delanoë, en 2008. Il est alors question, via une délégation de services publics, de proposer à la location 2000 véhicules (Blue car ou Cleanova) sur une douzaine de sites, dont le budget ne revenait pas à l’État. Conçu pour des besoins à la fois sociologiques, conservatoires, et économiques, Autolib avait pour but de générer plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires sur les douze années de délégation de service. Largement géré par le groupe BOLLORÉ, il entraînera des déficits jusqu’à 60 millions d’euros, en considération de la rentabilité.

Apports et effets

En vue de satisfaire pleinement la demande, plusieurs stations ont été mises en place et d’autres seront également ouvertes. Ainsi, vous n’aurez pas de peine à trouver une borne Autolib . Les arrondissements périphériques seront les mieux dotés. Actuellement, on dénombre 41 bornes Autolib de recharge (pour 150 prises) sur la voirie parisienne, et 60 en sous-sol (pour 170 prises). Par ailleurs, en août prochain, il n’y aura plus d’Autolib à Paris. Ainsi, les parisiens n’auront plus la possibilité de louer les Autolib (voitures électriques). Autolib verra son déclin le 31 juillet. Tous les Français se demandent alors, comment sera l’après «Autolib». Ainsi, les bornes Autolib sont interdites d’accès jusqu’au nouvel ordre. Il n’y aura plus la possibilité de s’offrir ce service. Il faut aussi noter que des voitures électriques peuvent alors se garer à condition de ne pas recharger. Une chose est sûre, les places Autolib ne seront pas occupées en août. On comprend maintenant dans quelle mesure l’Autolib, avec toutes ses caractéristiques qu’il fait apparaître, est en phase avec l’évolution du monde, contre une conception futuriste. Il a mis l’accent sur le présent, sur la jouissance immédiate, l’opportunité du moment.