Waterloo, morne plaine.

Vol sans histoire vers Toronto, puis deux heures de trajet en voiture pour rejoindre Waterloo, fief de RIM où je vais passer les deux prochains jours. Je fais le trajet en compagnie d’un confrère hollandais, complètement accro à son Blackberry: il twitte, bloggue, podcaste et surfe tout le temps. Il a aussi l’eBook d’Amazon dont l’affichage est au moins aussi bon que celui de Sony. Vincent - c’est le nom du hollandais - enregistre même une conversation que nous avons en voiture et l’expédie directement depuis son Blackberry sur son site web. Quelques minutes plus tard, il va regarder les commentaires des internautes qui ont déjà écouté notre discussion…

Arrivée à Waterloo. Nous sommes hébergés dans un hôtel américain bine équipé (piscine, jacuzzi, chambres impersonnelles, employés souriants du type howareyoutoday). Il pleut quand nous descendons de la voiture. L’endroit n’est pas très glamour et l’hôtel est logé dans un endroit aussi gai qu’une zone industrielle poitevine.

Entre deux alertes incendie, nous nous retrouvons au restaurant avec trois journalistes allemands. Je suis épatés de la capacité qu’on ces gens à descendre des bières. Je suis crevé de fatigue. Nouvelle alarme incendie. Personne ne bouge. Fausse alerte, comme les précédentes. Nous demandons à la serveuse si cela arrive souvent. Elle répond sans rire que ces alertes se déclenchent quand un client prend une douche vraiment trop chaude.

Retour à la chambre. Vague coup d’œil sur le débat McCain - Obama à la télé. Le second a l’air de marquer des points. Tant mieux. Reste à savoir, s’il est élu, combien de temps se passera-t-il entre son accession au pouvoir et son assassinat…

Demain, nous passons une partie de la journée à l’hôtel pour les présentations Blackberry. Nous jouerons avec le nouveau téléphone de la boite, que mes confrères ignorants de la réalité du marché ont immédiatement classé dans la catégorie (ridicule) des iPhone-killers.

En attendant, je vais aller me coucher.


Leave a Reply