Pour en finir avec sébastien.
Il va falloir que je réapprenne à dire “je” et plus “nous”.
Car sébastien m’a quitté après 18 mois de vie commune, le 10 novembre au soir. En fait, il avait pris sa décision quatre jours plus tôt lorsqu’il était en Normandie, dans son appartement avec ses cinq chats de merde. Enfin, son appartement… plus exactement son ancien appartement qu’il sous-louait pour une misère à condition que la personne qui l’occupait prenne soin de ses cinq chats de merde.
Il était retourné là-bas pour un entretien, pour un remplacement de deux mois. J’étais OK, même heureux qu’il ait un boulot, même si c’était loin de Paris. Enfin pour deux mois, je pouvais bien mettre entre parenthèses ma vie de couple, non? Lorsqu’il m’avait parlé de l’éventualité d’un CDI sur place, je lui avais répondu que ce n’était pas ce que je souhaitais et que je vivrais très mal la situation. Il l’a très mal pris et m’a accusé de faire du “chantage affectif”. Ha oui, j’ai oublié de préciser que je ne pouvais pas aller à Caen dans son appartmenet car je suis fortement allergique aux chats. Bref, il m’a fait la gueule et ne m’a pas rappelé pendant quatre jours. Le lundi 10, je lui ai passé un coup de fil vers 19h00. Il m’a dit qu’il avait signé un CDI à Caen et que du coup il avait pris la décision de me quitter. Il était d’ailleurs en route vers la gare pour venir récupérer ses affaires. Et je n’avais évidemment rien à dire. Si je ne l’avais pas appelé, je crois qu’il aurait déboulé pour reprende ses affaires sans m’avoir appelé avant. La classe.
Pourtant tout était clair au début de notre relation. J’ai mis ma vie professionnelle entre parenthèses pendant un an pour lui permettre de faire une formation à Paris. J’ai financé ses études, je l’ai fait fait vivre, je me suis tapé les courses, la cuisine, le ménage et toutes les corvées quotidiennes. Il ne pouvait rien faire vu qu’il bossait six jours sur sept et qu’il était authentiquement épuisé lorsqu’il rentrait. Ca a été dur pour lui et pour moi, mais il me disait qu’il m’aimait et qu’il voulait finir sa vie avec moi, à Paris. Je l’ai cru, peut-être disait-il vrai. Mais d’un côté, il y avait un CDI et ses putain de saloperie de charognes de chats de merde. De l’autre il n’y avait que moi et la relation que nous construisions. Et comme il l’a très élégamment dit “je prèfere un CDI à notre relation. Et puis, dans deux ou trois ans je peux peut-être me faire muter à Paris”.
C’est vrai qu’il a cherché un boulot pendant très longtemps. 3 semaines, au rythme de 3 jours par semaine. C’est inhumain de chercher aussi longtemps… Alors évidemment, un CDI sur Caen, c’est le paradis. A tel point qu’il a laissé tomber les deux pistes qu’il pouvait avoir à Paris.
En arrivant pour récupérer ses affaires, il n’a pas vraiment eu le courage de me regarder dans les yeux. Mais comme il est prévoyant, il a tout de même pensé à sortir la voiture (que je lui avais offerte) du garage avant de monter à l’appartement. Raison invoquée: “ça t’évitera de descendre pour récupérer le bippeur et les clés”. Bien sûr. Ce n’est évidemment pas parce qu’il a eu peur que je l’empêche de prendre la voiture (ce que je n’aurais pas fait, de toute façon). Je l’ai laissé prendre toutes ses affaires sans broncher. Il m’a donné envie de vomir à ce moment précis.
Avant de partir, il m’a dit trois choses. Tout d’abord, il n’avait pas réussi à se faire à la vie parisienne et il avait eu envie de se suicider plusieurs fois en se jetant sous les rails du métro. Il ne m’en a pas parlé pour ne pas m’angoisser (j’ai beaucoup de mal à le croire). Ensuite, il a du mal à se regarder dans un miroir après m’avoir quitté ainsi (je le crois et j’espère que cela continuera). Enfin, il m’affirme me remboursera tout ce qu’il me doit (là, j’ai beaucoup de mal à le croire).
Je suis donc à nouveau célibitaire. Et cette fois, je pense le rester jusqu’à la fin de ma vie. Cela va sûrement être dur de me refaire la la vie seul, mais je devrais y arriver avec un peu de temps. Après tout, avant de le rencontrer, j’étais seul mais bien dans ma peau: je m’étais fait à l’idée de finir célibataire. Et puis il m’a redonné l’espoir d’une vie à deux, pour le reprendre d’un seul coup, pour un boulot.
novembre 26th, 2008 at 23:49
Alors, finalement, c’était “pas de nouvelles, mauvaises nouvelles”; je suis désolée pour toi Marc, et je compatis mais d’après tout ce que j’ai pu lire sur ton blog que je suis depuis longtemps, si ton souhait est de vivre en couple, il n’y a aucune raison que tu ne trouves pas l’homme de ta vie car tu as toutes les qualités pour que ça arrive; c’est juste que tu n’as pas encore rencontré la bonne personne jusqu’à présent mais quand ce sera le cas, et surement quand tu t’y attendras le moins, tu n’auras plus besoin de te poser de questions car ce sera lui et pour la vie.
Bisous sincères et courage pour ce moment difficile à passer;bien amicalement à toi: Zanne.
novembre 27th, 2008 at 19:46
ça va Marc?
Je suppose que tu as mon mail, vu qu’il faut le donner pour laisser un post…
Donc si tu as besoin d’une épaule virtuelle, n’hésites pas, je suis là et je suis passée par là aussi et je te répondrai.
Courage et tiens bon!
décembre 9th, 2008 at 17:23
Célibitaire… Je ne sais pas si c’est fait exprès, mais c’est un plus joli mot que célibataire. Plus connoté. A retenir !
décembre 9th, 2008 at 17:47
>Baron Rouge: bien vu… et ce n’était même pas fait exprès. Sûrement un lapsus révélateur ou un truc de touche psy-psy du même genre!