déc 10 2008

Etonnant.

Ce matin, en écrivant un bref article dans Facebook suite à une recherche faite avec Google, je ne me doutais pas que je cela déclencherait de telles réactions. Voici l’article:

Les patrons de Point-Virgule ont une vision étrange de la presse.
Google permet de trouver sur le Net des choses assez sympathiques, y compris celles auxquelles on ne s’attend pas. Pour un boulot que je suis en train de réaliser, j’ai eu besoin de connaitre le nombre de journalistes qu’il y a actuellement en France. J’ai donc tout naturellement fait une recherche dans Google sur “nombre de journalistes en France”. En explorant les résultats, j’ai eu l’a surprise de voir dans les pubs Google celle de l’agence de relation presse Point-Virgule. S’ils ont tout à fait le droit de faire de la pub dans Google, j’ai été en revanche assez surpris de son contenu…
Ainsi, Point-Virgule titre son annonce: “journaliste en France” et annonce dans le texte que l’agence dispose d’un “réseau de 8000 journalistes au service de vos relations presse”! (cf copie d’écran)
En clair: dites-nous ce que vous voulez qu’ils écrivent, et ils l’écriront… Je suis peut-être susceptible, mais je trouve cette formulation cynique et insultante pour mon métier et pour moi, qui travaille régulièrement avec les attachées de presse de Point-Virgule. Je suis curieux de savoir ce qu’en pensent mes confrères.

Entre les réactions sur Facebook des confrères, celles de mes amis et les messages privés reçus, je me suis rendu compte que le sujet rendait tout le monde bavard.


oct 26 2008

La vérité vient (toujours) du Directeur Artistique.

Reçu il y a quelques minutes un email de Bertrand, fou furieux directeur artistique et génie de la mise en page. je crois d’ailleurs que c’est la seule personne au monde qui utilise Quark Xpress comme client de messagerie (”tu comprends, c’est tellement plus pratique”). voici l’email:

Je t’en veux même pas de taper sur Apple : tu es un incroyant, tu n’as pas vu la lumière. Steve Jobs, lui, sait. Il est amour, et nous partageons son corps dans l’iCharistie. D’ailleurs, connais-tu mieux que lui les problèmes de l’heure ?

Au passage, même si tu connais sans doute : http://gizmodo.com/5033627/calvin-and-jobs-kick-steves-nuts.

Je regrette aussi que tu dises du mal de notre Président.

Il est plus intelligent que tous les français réunis, et c’est bien gentil de sa part de pas dissoudre le peuple quand le peuple le fait chier. Il avait dit qu’il serait le président du pouvoir d’achat, pas qu’il augmenterait le pouvoir d’achat. Sarkozy - comme Steve Jobs - ne ment jamais : la vérité se dérobe sous ses pas de géant. Sarkozy - comme Steve Jobs -n’échoue jamais : le succès le précède.

Sarkozy n’est pas petit : il est loin.

Vraiment, je pense que tout est dit. Ha si, vous pouvez voir une partie de ses créations ici.


oct 20 2008

Folie à tous les étages.

Deux faits du jour, a priori sans lien (quoique):

* Reçu en début d’après-midi ce fil d’information:

LittleBigPlanet repoussé

LONDRES, 20 oct 2008 (AFP). La sortie d’un jeu vidéo très attendu de Sony a été repoussée le temps d’en expurger une musique de fond qui contient deux expressions tirées du Coran, ont indiqué lundi les concepteurs britanniques du jeu, évoquant le risque d’offenser des musulmans. La sortie de LittleBigPlanet, un jeu pour PlayStation qui a pour protagoniste la poupée Sackboy, a été repoussée à la fin de ce mois-ci après avoir découvert qu’une chanson contenait deux expressions tirées du Coran. “Nous avons appris… qu’il y a une chanson de la bande son que certaines personnes pourraient juger offensantes et qui s’est glissée à travers les mailles de l’habituel processus de vérification”, indique sur son site internet Media Molecule, le concepteur britannique de LittleBigPlanet. La société se dit “extrêmement déçue” par le “léger retard” dans la livraison. Le site du jeu précise avoir adopté “des mesures immédiates afin de rectifier” le problème. “Nous présentons nos sincères excuses pour toute offense que cela aurait pu provoquer. Nous entamerons les livraisons pour la distribution en Amérique du Nord dans la semaine commençant le 27 octobre”, a indiqué un communiqué diffusé sur le site du jeu.

D’accord, ce n’est qu’un jeu… mais ce report en dit long sur la façon dont évolue notre société face aux connards fanatiques crétins congénitaux religieux. Sont-ils devenus hystériques chez Sony ? Car a priori, il ne s’agit pas d’offense, mais juste de la reprise de “deux expressions tirées du Coran”. Et qu’on ne se méprenne pas: cela aurait pu arriver avec n’importe quelle secte religion. Pour moi, toutes ces escroqueries religions sont à mettre dans le même panier…

* Documentaire ce soir sur Canal Plus:
Vies de fous, qui a pour ambition de dresser un état des lieux de la psychiatrie en France. Je ne peux regarder que les dix premières minutes pour cause d’article à écrire (je le met en enregistrement pour le voir plus tard). Le documentaire ouvre sur la schizophrénie, qui toucherait en France 600.000 personnes, donc 1% de la population. Je ne connais pas grand-chose à cette maladie, que l’on dit terrible. Il parait même qu’en phase aigüe, les malades souhaitent tous ardemment adhérer à l’ump (ce parti de merde). Effrayant.


oct 19 2008

Blackberry Storm, mon amour?

Passé donc trois jours au Canada, dont nous n’avons pas vu grand-chose (comme souvent lors des voyages de presse éclair). J’ai en revanche pu jouer avec le Blackberry Storm, dernier-né des terminaux de la marque. Côté look, l’appareil est à la mesure des autres produits de la marque: discrétion de bon goût et ergonomie réussie.

Comme il est doté d’un grand écran tactile, mes chers confrères en mal de titres à sensation vont très promptement le baptiser “iPhone-Killer”, ce qui démontre de leur part une méconnaissance crasse du marché des smartphones. D’après les analystes et industriels du secteur, seuls 10% des utilisateurs potentiels de smartphones seront équipés à la fin de l’année 2008: autant dire que les constructeurs actuels sont en train de défricher un territoire quasi-vierge qui devrait leur laisser de bonnes opportunités de ventes. Il n’y a donc pas péril en la demeure et encore moins de nécessité de vouloir “tuer” un produit pour placer le sien: il suffit de faire preuve d’intelligence et de le positionner correctement sur le marché. Dans un tout autre domaine, c’est exactement ce qu’a fait Nintendo avec sa Wii, console de jeux qui s’adresse en priorité aux joueurs occasionnels ou même à ceux qui n’ont jamais tenu une manette de leur vie (ma Mère, 69 ans aux cerises, veut une Wii pour Noël !)

Et le produit, dans tout cela? Il est séduisant, très séduisant. Il est équipé d’un écran multi-touch, lui-même doté d’une capacité étonnante: vous pouvez cliquer en appuyant légèrement sur sa surface! Cela n’a l’air de rien, mais cela change tout. Sur un smartphone tactile actuel, on sélectionne et l’on clique sur un lien ou un bouton en posant son doigt (ou le stylet) dessus. Sur le Storm, vous sélectionnez le lien avec le doigt (qui passe en surbrillance) puis vous cliquez en appuyant légèrement. Et quand je dis “cliquer”, c’est effectivement ce qui se passe: l’écran s’enfonce d’une fraction de millimètre et produit un “clic” semblable à celui d’une touche de clavier. Difficile dans ces conditions de se tromper en sélectionnant un lien, un item et un bouton! Taper une note sur le clavier tactile du Storm procure ainsi la même sensation que sur un clavier mécanique. C’est en fin de compte agréable et nettement plus efficace qu’avec un clavier tactile conventionnel.

RIM ne s’est pas limité à cette nouveauté dans son produit et exploite de façon intelligente l’aspect multi-touch du périphérique. Celui-ci, comme de nombreux autres, est doté d’un accéléromètre et de nombreux petits gadgets. Avec en prime le mécanisme de push mail, aussi performant qu’inimitable. Aussi prometteur soit-il, le Stom n’est pas parfait. Il lui manque à mon avis deux caractéristiques essentielles: une connexion Wifi et la compatibilité Flash. Ces deux absences sont justifiées par des raisons techniques qui semblent à priori très plausibles, surtout exposées par Mike Lazaridis, patron en co-fondateur de la boite qui a tenu à nous présenter lui-même son bébé. Il y a dans ses yeux une lueur passionnée (mais pas de fanatisme) lorsqu’il parle du Storm et des technologies RIM qui font plaisir à voir…

Tout ça pour dire que malgré l’absence de Wifi, je pense bazarder mon iPhone au profit du Storm dès sa disponibilité. a condition, bien sûr, qu’il offre une autonomie décente (ce qui n’est pas dur comparé à l’iPhone 3G)…


oct 16 2008

Waterloo, morne plaine.

Vol sans histoire vers Toronto, puis deux heures de trajet en voiture pour rejoindre Waterloo, fief de RIM où je vais passer les deux prochains jours. Je fais le trajet en compagnie d’un confrère hollandais, complètement accro à son Blackberry: il twitte, bloggue, podcaste et surfe tout le temps. Il a aussi l’eBook d’Amazon dont l’affichage est au moins aussi bon que celui de Sony. Vincent - c’est le nom du hollandais - enregistre même une conversation que nous avons en voiture et l’expédie directement depuis son Blackberry sur son site web. Quelques minutes plus tard, il va regarder les commentaires des internautes qui ont déjà écouté notre discussion…

Arrivée à Waterloo. Nous sommes hébergés dans un hôtel américain bine équipé (piscine, jacuzzi, chambres impersonnelles, employés souriants du type howareyoutoday). Il pleut quand nous descendons de la voiture. L’endroit n’est pas très glamour et l’hôtel est logé dans un endroit aussi gai qu’une zone industrielle poitevine.

Entre deux alertes incendie, nous nous retrouvons au restaurant avec trois journalistes allemands. Je suis épatés de la capacité qu’on ces gens à descendre des bières. Je suis crevé de fatigue. Nouvelle alarme incendie. Personne ne bouge. Fausse alerte, comme les précédentes. Nous demandons à la serveuse si cela arrive souvent. Elle répond sans rire que ces alertes se déclenchent quand un client prend une douche vraiment trop chaude.

Retour à la chambre. Vague coup d’œil sur le débat McCain - Obama à la télé. Le second a l’air de marquer des points. Tant mieux. Reste à savoir, s’il est élu, combien de temps se passera-t-il entre son accession au pouvoir et son assassinat…

Demain, nous passons une partie de la journée à l’hôtel pour les présentations Blackberry. Nous jouerons avec le nouveau téléphone de la boite, que mes confrères ignorants de la réalité du marché ont immédiatement classé dans la catégorie (ridicule) des iPhone-killers.

En attendant, je vais aller me coucher.


oct 7 2008

Dazibao.

Parfois, la vérité est inscrite sur les murs, même s’ils sont lumineux  (un clic sur l’image pour l’avoir en taille réelle):

Photo prise il y a deux semaines dans la station de RER des Halles.


oct 2 2008

Cinq jours à Paris.

Retour à Paris samedi en fin de journée, après un voyage très long et un peu pénible (l’aéroport de Francfort a sûrement été conçu par un sadique). Heureusement, je ne suis pas seul : je rentre avec Stéphane, un confrère (re)découvert lors de ce voyage au Japon. Il est intelligent, humain et agréable. J’ai pris beaucoup de plaisir à voyager avec lui pendant ces six jours.

Décalage horaire oblige, week-end ambiance hibernation. Je réalise lundi la montagne de boulot qui m’attend. Panique. Je prépare les interviews, demande les produits à tester et gère tout cela comme je peux. Retour de Seb au domicile conjugal, après une dizaine de jours de convalescence à Caen. Il a le moral, moi aussi.

Lundi, diner à la maison en compagnie de Serge et Nathalie. Au menu, une mousse au chocolat que j’ai réussi à faire la veille en fin d’après-midi, en sortant de mon état léthargique. Le soirée se passe bien, Seb, Serge et Nathalie s’entendent bien et la mousse au chocolat est réussie. Un miracle…

Déjeuner mardi chez Laurent, avenue Gabriel, pour le lancement de la campagne de prévention du cancer du sein? J’y ai été invité par Irina, mandatée par le constructeur qu’elle représente et qui prend désormais une part active dans l’association de lutte contre le cancer du sein. Discussions avec la fondatrice de l’association. Cette femme est impliquée, passionnée et fait tout ce qu’elle peut pour faire bouger les choses. Ce n’est pas évident, surtout pour une telle cause… Je me rappelle parfaitement des réactions autour de moi lors de mes six années de militance contre le sida. Je discute aussi avec Christine qui me confie un reportage sur les “zones sinistrées” de la téléphonie mobile et de l’Internet: il va falloir trouver un village où il est impossible de téléphoner avec un mobile et de se connecter à l’Internet via l’ADSL… Même si l’idée m’amuse beaucoup, je sens que je vais m’amuser. Le reportage doit être bouclé avant le 29 novembre. J’ai donc encore un peu de temps.

Ce déjeuner est (en théorie) ma dernière sortie avant le bouclage des suppléments numériques de la fin d’année. En fait, non: je vais visiter un éditeur de logiciels anti-virus à Prague, au milieu du mois. D’ici là, je dois finir de tester quatre reflex numériques, écrire les papiers correspondants et débuter sérieusement l’écriture des guides…


sept 17 2008

Amusement.

Fait hier un tour chez Colette, du côté des Tuileries. Je ne sais pas si vous connaissez cette boutique, tenue par un staff méprisant composé de pédales furieuses qui vous crachent pratiquement dessus si vous n’êtes pas habillés avec l’une des marques à la mode du moment.J’y suis allé contraint et forcé, pour trouver un exemplaire d’e l’excellentissimentesque “Amusement“, trimestriel consacré aux jeux vidéos et à la culture numérique et surtout TRES TRES différent de ce qui se fait en matière de canards de jeux vidéos. Bref, je vais chez Colette, je me fais dévisager dédaigneusement trois fois par les pédales hystériques déjà mentionnées pour apprendre que “nous n’avons plus ce magazine et on n’en n’aura plus”. J’ai donc fait demi-tour, le nez encore plein des effluves ecoeurantes du parfum d’ambiance de cette boutique branchouille.

Vous me direz: pourquoi aller chez Colette pour trouver un magazine? tout simplement parce que Amusement est vendu en exclusivité dans cette boutique pendnant 3 jours. On peut ensuite le trouver dans n’importe quel kiosque à journaux (enfin presque, car il n’est pas tellement bien distribué: j’ai fait aujourd’hui cinq kiosques avant de le trouver dans le Relay de la Gare de Lyon). Je réserve sa lecture aux 10 heures d’avion qui m’attendent lundi prochain en allant à Tokyo…