oct 20 2008

Folie à tous les étages.

Deux faits du jour, a priori sans lien (quoique):

* Reçu en début d’après-midi ce fil d’information:

LittleBigPlanet repoussé

LONDRES, 20 oct 2008 (AFP). La sortie d’un jeu vidéo très attendu de Sony a été repoussée le temps d’en expurger une musique de fond qui contient deux expressions tirées du Coran, ont indiqué lundi les concepteurs britanniques du jeu, évoquant le risque d’offenser des musulmans. La sortie de LittleBigPlanet, un jeu pour PlayStation qui a pour protagoniste la poupée Sackboy, a été repoussée à la fin de ce mois-ci après avoir découvert qu’une chanson contenait deux expressions tirées du Coran. “Nous avons appris… qu’il y a une chanson de la bande son que certaines personnes pourraient juger offensantes et qui s’est glissée à travers les mailles de l’habituel processus de vérification”, indique sur son site internet Media Molecule, le concepteur britannique de LittleBigPlanet. La société se dit “extrêmement déçue” par le “léger retard” dans la livraison. Le site du jeu précise avoir adopté “des mesures immédiates afin de rectifier” le problème. “Nous présentons nos sincères excuses pour toute offense que cela aurait pu provoquer. Nous entamerons les livraisons pour la distribution en Amérique du Nord dans la semaine commençant le 27 octobre”, a indiqué un communiqué diffusé sur le site du jeu.

D’accord, ce n’est qu’un jeu… mais ce report en dit long sur la façon dont évolue notre société face aux connards fanatiques crétins congénitaux religieux. Sont-ils devenus hystériques chez Sony ? Car a priori, il ne s’agit pas d’offense, mais juste de la reprise de “deux expressions tirées du Coran”. Et qu’on ne se méprenne pas: cela aurait pu arriver avec n’importe quelle secte religion. Pour moi, toutes ces escroqueries religions sont à mettre dans le même panier…

* Documentaire ce soir sur Canal Plus:
Vies de fous, qui a pour ambition de dresser un état des lieux de la psychiatrie en France. Je ne peux regarder que les dix premières minutes pour cause d’article à écrire (je le met en enregistrement pour le voir plus tard). Le documentaire ouvre sur la schizophrénie, qui toucherait en France 600.000 personnes, donc 1% de la population. Je ne connais pas grand-chose à cette maladie, que l’on dit terrible. Il parait même qu’en phase aigüe, les malades souhaitent tous ardemment adhérer à l’ump (ce parti de merde). Effrayant.


oct 19 2008

Blackberry Storm, mon amour?

Passé donc trois jours au Canada, dont nous n’avons pas vu grand-chose (comme souvent lors des voyages de presse éclair). J’ai en revanche pu jouer avec le Blackberry Storm, dernier-né des terminaux de la marque. Côté look, l’appareil est à la mesure des autres produits de la marque: discrétion de bon goût et ergonomie réussie.

Comme il est doté d’un grand écran tactile, mes chers confrères en mal de titres à sensation vont très promptement le baptiser “iPhone-Killer”, ce qui démontre de leur part une méconnaissance crasse du marché des smartphones. D’après les analystes et industriels du secteur, seuls 10% des utilisateurs potentiels de smartphones seront équipés à la fin de l’année 2008: autant dire que les constructeurs actuels sont en train de défricher un territoire quasi-vierge qui devrait leur laisser de bonnes opportunités de ventes. Il n’y a donc pas péril en la demeure et encore moins de nécessité de vouloir “tuer” un produit pour placer le sien: il suffit de faire preuve d’intelligence et de le positionner correctement sur le marché. Dans un tout autre domaine, c’est exactement ce qu’a fait Nintendo avec sa Wii, console de jeux qui s’adresse en priorité aux joueurs occasionnels ou même à ceux qui n’ont jamais tenu une manette de leur vie (ma Mère, 69 ans aux cerises, veut une Wii pour Noël !)

Et le produit, dans tout cela? Il est séduisant, très séduisant. Il est équipé d’un écran multi-touch, lui-même doté d’une capacité étonnante: vous pouvez cliquer en appuyant légèrement sur sa surface! Cela n’a l’air de rien, mais cela change tout. Sur un smartphone tactile actuel, on sélectionne et l’on clique sur un lien ou un bouton en posant son doigt (ou le stylet) dessus. Sur le Storm, vous sélectionnez le lien avec le doigt (qui passe en surbrillance) puis vous cliquez en appuyant légèrement. Et quand je dis “cliquer”, c’est effectivement ce qui se passe: l’écran s’enfonce d’une fraction de millimètre et produit un “clic” semblable à celui d’une touche de clavier. Difficile dans ces conditions de se tromper en sélectionnant un lien, un item et un bouton! Taper une note sur le clavier tactile du Storm procure ainsi la même sensation que sur un clavier mécanique. C’est en fin de compte agréable et nettement plus efficace qu’avec un clavier tactile conventionnel.

RIM ne s’est pas limité à cette nouveauté dans son produit et exploite de façon intelligente l’aspect multi-touch du périphérique. Celui-ci, comme de nombreux autres, est doté d’un accéléromètre et de nombreux petits gadgets. Avec en prime le mécanisme de push mail, aussi performant qu’inimitable. Aussi prometteur soit-il, le Stom n’est pas parfait. Il lui manque à mon avis deux caractéristiques essentielles: une connexion Wifi et la compatibilité Flash. Ces deux absences sont justifiées par des raisons techniques qui semblent à priori très plausibles, surtout exposées par Mike Lazaridis, patron en co-fondateur de la boite qui a tenu à nous présenter lui-même son bébé. Il y a dans ses yeux une lueur passionnée (mais pas de fanatisme) lorsqu’il parle du Storm et des technologies RIM qui font plaisir à voir…

Tout ça pour dire que malgré l’absence de Wifi, je pense bazarder mon iPhone au profit du Storm dès sa disponibilité. a condition, bien sûr, qu’il offre une autonomie décente (ce qui n’est pas dur comparé à l’iPhone 3G)…


oct 16 2008

Waterloo, morne plaine.

Vol sans histoire vers Toronto, puis deux heures de trajet en voiture pour rejoindre Waterloo, fief de RIM où je vais passer les deux prochains jours. Je fais le trajet en compagnie d’un confrère hollandais, complètement accro à son Blackberry: il twitte, bloggue, podcaste et surfe tout le temps. Il a aussi l’eBook d’Amazon dont l’affichage est au moins aussi bon que celui de Sony. Vincent - c’est le nom du hollandais - enregistre même une conversation que nous avons en voiture et l’expédie directement depuis son Blackberry sur son site web. Quelques minutes plus tard, il va regarder les commentaires des internautes qui ont déjà écouté notre discussion…

Arrivée à Waterloo. Nous sommes hébergés dans un hôtel américain bine équipé (piscine, jacuzzi, chambres impersonnelles, employés souriants du type howareyoutoday). Il pleut quand nous descendons de la voiture. L’endroit n’est pas très glamour et l’hôtel est logé dans un endroit aussi gai qu’une zone industrielle poitevine.

Entre deux alertes incendie, nous nous retrouvons au restaurant avec trois journalistes allemands. Je suis épatés de la capacité qu’on ces gens à descendre des bières. Je suis crevé de fatigue. Nouvelle alarme incendie. Personne ne bouge. Fausse alerte, comme les précédentes. Nous demandons à la serveuse si cela arrive souvent. Elle répond sans rire que ces alertes se déclenchent quand un client prend une douche vraiment trop chaude.

Retour à la chambre. Vague coup d’œil sur le débat McCain - Obama à la télé. Le second a l’air de marquer des points. Tant mieux. Reste à savoir, s’il est élu, combien de temps se passera-t-il entre son accession au pouvoir et son assassinat…

Demain, nous passons une partie de la journée à l’hôtel pour les présentations Blackberry. Nous jouerons avec le nouveau téléphone de la boite, que mes confrères ignorants de la réalité du marché ont immédiatement classé dans la catégorie (ridicule) des iPhone-killers.

En attendant, je vais aller me coucher.


oct 2 2008

Cinq jours à Paris.

Retour à Paris samedi en fin de journée, après un voyage très long et un peu pénible (l’aéroport de Francfort a sûrement été conçu par un sadique). Heureusement, je ne suis pas seul : je rentre avec Stéphane, un confrère (re)découvert lors de ce voyage au Japon. Il est intelligent, humain et agréable. J’ai pris beaucoup de plaisir à voyager avec lui pendant ces six jours.

Décalage horaire oblige, week-end ambiance hibernation. Je réalise lundi la montagne de boulot qui m’attend. Panique. Je prépare les interviews, demande les produits à tester et gère tout cela comme je peux. Retour de Seb au domicile conjugal, après une dizaine de jours de convalescence à Caen. Il a le moral, moi aussi.

Lundi, diner à la maison en compagnie de Serge et Nathalie. Au menu, une mousse au chocolat que j’ai réussi à faire la veille en fin d’après-midi, en sortant de mon état léthargique. Le soirée se passe bien, Seb, Serge et Nathalie s’entendent bien et la mousse au chocolat est réussie. Un miracle…

Déjeuner mardi chez Laurent, avenue Gabriel, pour le lancement de la campagne de prévention du cancer du sein? J’y ai été invité par Irina, mandatée par le constructeur qu’elle représente et qui prend désormais une part active dans l’association de lutte contre le cancer du sein. Discussions avec la fondatrice de l’association. Cette femme est impliquée, passionnée et fait tout ce qu’elle peut pour faire bouger les choses. Ce n’est pas évident, surtout pour une telle cause… Je me rappelle parfaitement des réactions autour de moi lors de mes six années de militance contre le sida. Je discute aussi avec Christine qui me confie un reportage sur les “zones sinistrées” de la téléphonie mobile et de l’Internet: il va falloir trouver un village où il est impossible de téléphoner avec un mobile et de se connecter à l’Internet via l’ADSL… Même si l’idée m’amuse beaucoup, je sens que je vais m’amuser. Le reportage doit être bouclé avant le 29 novembre. J’ai donc encore un peu de temps.

Ce déjeuner est (en théorie) ma dernière sortie avant le bouclage des suppléments numériques de la fin d’année. En fait, non: je vais visiter un éditeur de logiciels anti-virus à Prague, au milieu du mois. D’ici là, je dois finir de tester quatre reflex numériques, écrire les papiers correspondants et débuter sérieusement l’écriture des guides…


sept 23 2008

Tokyo.

Arrivé ce matin à l’aube à Tokyo après un (très) long voyage sur Lufthansa. Narita, l’un des deux aéroports de Tokyo, a pour caractéristique d’être situé très loin du centre-ville (approximativement 75 kilomètres)… Nous luttons pour ne pas trop nous endormir dans la navette qui nous emmène à l’hôtel. Nous sommes deux français et un belge à être arrivés sur ce vol. l’autre français déclare forfait et décide de se coucher en arrivant à l’hôtel. Mon confrère belge et moi-même décidons héroïquement (?) de nous rendre à Akihabara, le quartier où sont regroupées les boutiques hi-tech de Tokyo.

Première épreuve: le métro. Coup de bol, notre hôtel est sur la même ligne qu’Electric City ( l’autre nom d’Akihabara), à un petit quart d’heure. Nous tâtonnons pour trouver quel ticket prendre et quel quai choisir. Un Japonais nous aborde en français pour nous proposer son aide. Il est biologiste, adore la France et a fait une partie de ses études à Montpellier. Nous le remercions et prenons le train qu’il nous indique.

Akihabara est un véritable rêve de geek. Imaginez un quartier complet, plein de boutiques allant du stand de trois mètres carrés à l’immeuble de sept étages où il se vend de tout. Qu’il s’agisse des derniers écrans géants, d’un jeu pour console vintage ou encore de connecteurs informatique, difficile de ne pas trouver son bonheur! Le tout dans une ambiance rappelant plus les marchés provençaux que les boutiques hi-tech traditionnelles…

Étonnamment, les rues sont pleines de monde en plein après-midi. Un vendeur (lui aussi français) m’explique qu’au Japon, le premier jour de la nouvelle saison est férié, d’où l’affluence de ce premier jour d’automne. Jaimie, mon confrère belge, n’en croit pas ses yeux et prend des dizaines de photos des boutiques et des gadgets improbables que nous voyons. De mon côté, je me lance à la recherche d’un objectif que j’ai promis de ramener à Jérôme (si le prix est intéressant, évidemment) et d’accessoires pour mon notebook. Le premier est bien en vente, mais trop cher par rapport à son prix européen. Impossible de remettre la main sur la boutique que j’avais repérée l’année dernière pour me procurer les fameux accessoires. Je mets ce petit échec sur le compte de la fatigue qui commence à se faire sentir. Retour à l’hôtel. Douche et lecture en attendant 19h30 pour un diner informel - dixit le responsable des relations presse de Panasonic qui s’occcupe de nous -avec le reste du groupe. J’espère que nous mangerons japonais!


sept 17 2008

Amusement.

Fait hier un tour chez Colette, du côté des Tuileries. Je ne sais pas si vous connaissez cette boutique, tenue par un staff méprisant composé de pédales furieuses qui vous crachent pratiquement dessus si vous n’êtes pas habillés avec l’une des marques à la mode du moment.J’y suis allé contraint et forcé, pour trouver un exemplaire d’e l’excellentissimentesque “Amusement“, trimestriel consacré aux jeux vidéos et à la culture numérique et surtout TRES TRES différent de ce qui se fait en matière de canards de jeux vidéos. Bref, je vais chez Colette, je me fais dévisager dédaigneusement trois fois par les pédales hystériques déjà mentionnées pour apprendre que “nous n’avons plus ce magazine et on n’en n’aura plus”. J’ai donc fait demi-tour, le nez encore plein des effluves ecoeurantes du parfum d’ambiance de cette boutique branchouille.

Vous me direz: pourquoi aller chez Colette pour trouver un magazine? tout simplement parce que Amusement est vendu en exclusivité dans cette boutique pendnant 3 jours. On peut ensuite le trouver dans n’importe quel kiosque à journaux (enfin presque, car il n’est pas tellement bien distribué: j’ai fait aujourd’hui cinq kiosques avant de le trouver dans le Relay de la Gare de Lyon). Je réserve sa lecture aux 10 heures d’avion qui m’attendent lundi prochain en allant à Tokyo…